Inscrivez-vous à la newsletter

Inscrivez-vous à la newsletter

Abonnez-vous maintenant et nous vous tiendrons au courant.
Nous respectons votre vie privée. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

La suite logique : Exalogic !

Partager sur linkedin
Partager sur twitter
Partager sur facebook

Il est des séries dont on ne saurait démentir le succès, et visiblement Oracle est friand de l’exercice. Larry a passé hier soir, dans sa keynote d’introduction, un temps considérable pour nous présenter le dernier bébé de papa Oracle et Maman SUN (ou l’inverse, vous choisissez !) : EXALOGIC ELASTIC CLOUD.
Considérable, certains diront trop longs, à tel point que l’introduction rapide de Fusion Applications a quasiment pris une heure de retard, tant le popeye de l’IT avait rallongé son discours sur les capacités de son nouveau bébé !

Enterprise Cloud Engine

Les oiseaux de mauvaise augure qui professaient la fin du hardware SUN avec l’acquisition, qui criaient il y a un an que cet investissement dans le hardware était un feu de paille, me font doucement rigoler aujourd’hui. Et l’arrivée de Mark Hurd n’est probablement pas un signe d’apaisement dans les investissements ou les acquisitions dans le hard …
Exalogic Elastic Cloud, cela n’est pas sans rappeler l’Amazon EC² que Larry a clairement retenu comme « la bonne définition du cloud computing », et sur ce point je suis d’accord avec lui : le cloud computing est aujourd’hui vendu à toutes les sauces et chacun a sa vision et sa définition. Mais si on garde les fondamentaux, le cloud computing peut se résumer en quelques caractéristiques pour Oracle :

  • élasticité : capacité à ajouter des ressources à la demande
  • flexibilité : facilité à affecter les ressources pour un besoin applicatif ou les récupérer
  • solidité : tolérance aux pannes

En termes de technologies, tout ceci ce traduit par de la virtualisation, de la redondance, de la mise en commun de ressources pour former un plus grand ensemble. Et ce qu’Oracle a fait avec Exadata en utilisant les technologies RAC, ils l’ont logiquement réitéré sur un autre champ de bataille : les infrastructures applicatives.

Et donc, c’est quoi exalogic ?


Exalogic (je vais avec votre permission me permettre de laisser de côté l’Elastic Cloud par concision) est une appliance très similaire dans l’esprit à Exadata :

  • solution « clé en mains »
  • vendue par unité, demi ou quart de baie
  • repose sur du matériel standard SUN et du soft Oracle

Et là encore, il y a le petit plus (chacun jugera la taille du « petit » en fonction de ses préoccupations) qui rend cette solution différente d’une configuration fait main : Exalogic a été conçu pour faciliter les opérations de mise en place (tout est préinstallé) et de maintenance, grâce à un soft spécifique qui gère le provisioning, patching etc, intégré avec Oracle Enterprise Manager.

I am a geek !

Quelques chiffres, car on ne parle pas d’une ferrari sans ouvrir le capot ! Une baie Exalogic c’est d’abord :

  • 30 serveurs 12 cores x86 (donc 360 cores)
  • 2,8 To de RAM au total
  • 960 Go de disque SSD
  • 40 To de stockage SAS  (qui sert de repository pour les VM) (stockage redondé bien entendu)
  • des connexions infiniband 40 Gb/s à faible latence (1,2 µs) entre les machines, avec le stockage
  • la capacité de brancher sans matériel supplémentaire 8 baies Exalogic / Exadata

J’ai le même à la maison !

C’est donc à la base une grosse infrastructure de virtualisation que l’on peut sans top de difficulté reproduire avec du matériel standard. Mais à y regarder de plus près, Oracle y a inclut nombre de spécificités :

  1. pourquoi à la fois du SSD et du stockage SAS sur cette infrastructure ? En fait, les SSD sont utilisés pour supporter l’hyperviseur, mais également le swap des machines virtuelles et les informations de diagnostic de l’Exalogic software. Résultat : de meilleures performances dans les JVM pour les application gourmandes en mémoire
  2. les VM proposées incluent Oracle Weblogic Suite, donc Oracle Coherence qui permet de bâtir un gigantesque pool d’objets sur la baie entière. Résultat : une scalabilité gigantesque à très haute vitesse car tout cela communique par le biais du réseau infiniband et sa latence record
  3. l’OS Oracle Enterprise Linux est proposé avec une nouveauté : Oracle Unbreakable Enterprise kernel, un noyau linux hautement retravaillé pour la performance (optimisations NUMA, gestion CPU, …) et la robustesse (tolérance aux pannes matérielles, etc.), entre 2 et 5 fois plus rapide que les noyaux redhat selon Oracle.
  4. les drivers réseau inclus permettent de complètement traverser l’hyperviseur et d’attaquer la couche infiniband sans compromis sur la latence
  5. la gestion et le provisioning sont grandement facilités par l’intégration entre le software Exalogic et Enterprise manager, ce qui par exemple permet de patcher toutes les instances en une seule opération
  6. la machine est capable de prévenir directement Oracle en cas de défaillance pour une prise en charge rapide, c’est le « Phone Home« 

Et quand on branche la machine ?

Le résultat  ? Oracle affiche le chiffre impressionnant d’1 million de requêtes HTTP par seconde, de quoi selon papy Larry abriter tout Facebook sur 2 baies Exalogic !! Des applications Java jusque 14 fois plus rapides que sur une configuration hardware similaire.
Tout cela ressemble quand même pas mal à du marketing je vous l’accorde ! C’est du bench Oracle par Oracle après tout …
Mais même si on fait abstraction des chiffres et benchmarks qu’on peut toujours tourner dans son sens, je retiens au final quelques points vraiment intéressants dans cette machine :

  • c’est une solution intégrée soft + hard « clés en main » qui permet donc un déploiement beaucoup plus rapide sans arrachage de cheveux pour configurer le réseau infiniband, tuner tout cela …
  • c’est une appliance « standardisée » : toutes les configurations Exalogic étant forcément identiques, la combinatoire qui est responsable de la complexité de résolution de certains bugs est bien plus avantageuse, on peut s’attendre à une meilleure fiabilité que des configurations montées de toute pièces (software X sur hardware Y)
  • les « briques » et technologies utilisées, tant niveau soft que hard, sont de l’avis général des choix à la pointe de l’industrie : Oracle VM (Xen), Weblogic, Cohérence, JRockit, les serveurs SUN, l’infiniband … et c’est sans compter les additions Oracle dont j’ai parlé plus haut.

Java ou java pas ?

Une dernière précision : Exalogic est livré avec des VM Weblogic Suite, mais il est possible pour les autres applications de déployer des VM Oracle Linux ou Solaris avec toute application spécifique, pas forcément Java. On peut ainsi facilement concevoir une architecture « enterprise cloud », flexible et élastique, entièrement basée sur Exalogic pour peu que les applications tournent sur Linux, Solaris ou directement sur des conteneurs Weblogic.
D’aucuns diront que la concurrence est vaste avec les HP BladeSystem Matric, IBM Cloudburst et les autres. Plus on est de fous … cela dit, si vous m’avez bien lu, l’approche Oracle est différente et mérite notre attention.
Pardon ? J’ai oublié quelque chose …. le prix ? $1,075,000 la baie. Ne me demandez pas si cela inclut le software, vous devinez ma réponse … (davantage d’informations dans cet article prochainement)
Stay tuned, more to come !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.